Le corps humain

Paolo Giordano Guy Moign

Nathalie Bauer (Traducteur)

CHF 40.70
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Éditeur
Sixtrid
Collection
Roman
Pages
2
Parution
août 2014
Format
Livre audio
Langue
Français
Dimensions
18.5 × 14 × 0.5 cm
EAN
3358950002559
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Chroniques Payot

Payot-L'Hebdo

La guerre en temps de paix. Dans «Le corps humain», l’Italien Paolo Giordano évoque le destin de jeunes soldats envoyés en Afghanistan.

Son premier roman, La solitude des nombres premiers, fut un énorme succès. A 26 ans – il est né le 19 décembre 1982 à Turin – Paolo Giordano, doctorant en physique, devenait le plus jeune lauréat du prix Strega, l’équivalent italien du Goncourt. Le corps humain, son deuxième livre, est tout aussi séduisant. Fin, bien écrit et habilement construit, classique dans son style et sa structure, il évoque le destin de jeunes soldats italiens envoyés en mission de paix en Afghanistan.
De cette guerre qui ne les concerne guère, ils vont abruptement découvrir la réalité inhumaine et cruelle. Certains y succomberont, piégés par une mine alors qu’ils escortent des camionneurs afghans. Ce sont toutefois d’autres combats, plus intimes et secrets, qui occupent l’essentiel de ce roman d’apprentissage qui a pour cadre la FOB Ice, une base opérationnelle avancée à l’embouchure nord de la vallée du Gulistan. «En réalité, comme toutes les opérations depuis le début du conflit, le nettoyage de cette région est lui aussi resté partiel: la zone sécurisée s’étend sur un rayon de deux kilomètres à peine autour de la base, des poches pernicieuses de guérilla persistent à l’intérieur, et dehors c’est l’enfer.»
Le peloton Charlie regroupe des soldats venus de tous les horizons. On y croise Cederna le fort en gueule qui «s’est fait tatouer le premier vers de L’Iliade en grec sur le dos», Ietri le timide, Mitrano le souffre-douleur, Zampieri la blonde intrépide et Torsu, le Sarde à la santé fragile. Ils ont laissé en Italie une mère trop possessive, une petite amie, une famille ou simplement une amante virtuelle rencontrée sur l’internet. Des relations à distance qui se tissent au quotidien des soldats en mission rythmé par une tempête de sable, une intoxication alimentaire, une blague qui tourne à l’aigre et bien sûr cette expédition à l’extérieur de la base qui vire au cauchemar.
Deux personnages bienveillants, mais tourmentés et complexes, encadrent la troupe: l’adjudant René qui, en Italie, arrondissait ses fins de mois comme gigolo, et le médecin de la garnison, le lieutenant Egitto, qui fuit une histoire de famille douloureuse. A leur retour au pays, le premier – on l’apprend dès les premières pages du livre – choisira de changer de vie. Le second reste dans l’armée, mais découvre qu’il est peut-être «fait pour vivre comme tous les êtres humains: confortablement, en surnageant». Bref, un bon roman psychologique, presque à l’ancienne. Pas étonnant si l’auteur cite en exergue Erich Maria Remarque.

Mireille Descombes, Journaliste, L'Hebdo

Le peloton Charlie, envoyé en "mission de paix" en Afghanistan, rassemble des soldats de tous les horizons : Cederna, le fort en gueule, Ietri, son jeune "disciple", la blonde et courageuse Zampieri, Mitrano, le souffre-douleur, ou encore Torsu, à la santé fragile. Encadrés par un colonel vulgaire, un capitaine austère et l'adjudant René, ils vont être confrontés au danger, à l'hostilité, à la chaleur, à l'inconfort, à la rébellion du corps humain et au désoeuvrement à l'intérieur d'une base avancée, bastion fantomatique au milieu du désert. Mais aussi à eux-mêmes : à leurs craintes, leurs démons, leur passé qui les rattrapent. Une épidémie de dysenterie les rapproche du lieutenant Egitto, médecin de garnison qui vient de rempiler afin de fuir une histoire de famille douloureuse. Enfin, une opération à l'extérieur de la base, qui se transforme en cauchemar, lait voler en éclats leurs certitudes. Plus qu'un roman de guerre, Le Corps humain est un roman d'apprentissage où le conflit armé apparaît comme un rite d'initiation au monde adulte, et à la famille comme un champ de bataille tout aussi redoutable.
Né en 1982 à Turin, Paolo Giordano est docteur en physique théorique. Il collabore à plusieurs journaux italiens. Son premier roman, La Solitude des nombres premiers, a été un best-seller international traduit dans quarante pays et dont Saverio Costanzo a tiré un film en 2010.
Sommaire / contenu
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