Adolphe

Benjamin Constant

Anne Wiazemsky Michelle Muller

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Éditeur
Editions des femmes
Collection
La Bibliothèque des Voix
Pages
1
Parution
mars 2007
Format
Livre audio
Langue
Français
Dimensions
12.5 × 14 × 2.4 cm
EAN
3328140020816
Autres formats
  • Chroniques
  • Résumé
  • L'auteur

Chroniques Payot

Lu et Approuvé

…ou comment se débarrasser d’un amour illusoire.
Un joyau qui annonce le « mal de vivre » typiquement romantique et même, par l’analyse introspective des sentiments, qui préfigure Marcel Proust. Ce court roman est un subtil mélange de justification et d’accusation de soi en un exercice de rouerie d’autant plus évident que le style en est admirable, tout de précision, de sécheresse, d’élégance. L’incapacité à agir, à mettre fin à une relation, débouche sur la mort de la non-aimée et l’amère solitude du « coupable ». Cette chute teinte l’ensemble du texte lu d’un abîme quasi métaphysique. Une œuvre capitale qui dépasse, et de loin, l’ancrage en son siècle. Constant, avec Senancour et Chateaubriand, fonde l’écriture autobiographique romantique.
Mais bien avant de mettre ses talents au service de la littérature, Constant s’est d’abord et pendant longtemps illustré par ses écrits politiques. Installé à Paris en 1796, naturalisé français, il publie plusieurs libelles après le 18 Brumaire. Il s’oppose ensuite à l’Empire puis, pendant les Cent-Jours, il cherche à concilier régime impérial et libéralisme. Il défend la liberté sous toutes ses formes : liberté religieuse, liberté de l’enseignement et, par dessus tout, liberté de la presse, car il est convaincu que l’opinion doit être le tribunal suprême de la nation. Accordées à l’esprit du groupe de Coppet, dont il fut l’animateur, ses prises de position en font l’un des grands penseurs du libéralisme romantique.
Si l’on ne retient plus de lui aujourd’hui qu’Adolphe, on oublie hélas que Benjamin Constant, cet héritier des Lumières, qui fut longtemps lié avec Germaine de Staël – tumultueuse et orageuse liaison –, fut en effet aussi un grand penseur de son temps.

Jean-Pierre Oberli, Libraire, Payot-Neuchâtel

"Adolphe, me dit-elle, vous vous trompez sur vous-même ; vous êtes généreux, vous vous dévouez à moi parce que je suis persécutée ; vous croyez avoir de l'amour et vous n'avez que de la pitié." Pourquoi prononça-t-elle ces mots funestes ? Pourquoi me révéla-t-elle un secret que je voulais ignorer ? Je m'efforçai de la rassurer, j'y parvins peut-être ; mais la vérité avait traversé mon âme ; le mouvement était détruit ; j'étais déterminé dans mon sacrifice, mais je n'en étais pas plus heureux ; et déjà il y avait en moi une pensée que de nouveau j'étais réduit à cacher.
Benjamin Constant
Jean-Marie Roulin est professeur de lettres à l'université Jean-Monnet et membre de l'UMR LIRE XVIIIe-XIXe siècles à Saint-Etienne. Spécialiste de la littérature française de la fin des Lumières au romantisme, il a notamment publié un essai sur Chateaubriand (L'Exil et la gloire, Champion, 1994) et une étude sur l'épopée de Voltaire à Chateaubriand (Oxford, Voltaire Foundation, 2005). Il a également édité, dans la GF, Ma vie. Amélie et Germaine. Cécile de Constant.
Sommaire / contenu
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